Taqqiya : l'islam autorise la tromperie et la dissimulation?



Le sujet de la Taqqiya fait parti des fausses informations véhiculées par plusieurs chrétiens au sujet de l'Islam. Par exemple, Facealislam a mit à disposition sur son site deux articles traitant de ce sujet :


http://facealislam.free.fr/Taqqiya.htm

http://facealislam.free.fr/miracle_nature.html



Tous les arguments donnés par Facealislam et par ses amis sont répétitifs. Ce sont le fait que l'Islam autorise le mensonge pour réconcilier deux personnes (nous ne pensons pas que ceci soit un mensonge dérangeant), et en cas de guerre. Par exemple, certaines personnes mal intentionnées citent parfois ce Hadîth :

Sahih Muslim, Chapitre : Jihad, Numéro 3273.
D'après Jâbir (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "La guerre est un stratagème".

Et ils en extraient l'interprétation : "Mahomet était un fourbe ! "

Ce Hadîth parle d'une situation de guerre mais ne signifie que l'on peut agir avec duperie en toutes circonstances. Anas Ahmed Lala explique bien le sens de cette tradition :

·  Concernant le fait de tromper l'ennemi : le hadîth où le Prophète a dit : "La guerre est une tromperie" est rapporté par al-Bukhârî, Muslim.

 Cependant, il faut savoir qu'en arabe il est deux termes différents, qui sont tous deux traduits en français par "tromperie" alors qu'ils désignent deux choses différentes :

·  il y a "ghad'r", qui est parfois traduit lui aussi par "tromperie", alors qu'il désigne en fait la "trahison" : il s'agit du fait de violer l'engagement pris (l'accord de paix, ou l'annonce d'une trêve bilatérale) ; 

. et puis il y a "khud'ah" (également prononcé : "khad'ah"), qui désigne la "khidâ'", le fait d'induire l'ennemi en erreur.  Or, quand le Prophète a dit sa célèbre parole : "La guerre est une tromperie", il a utilisé le terme "khud'ah" et non celui de "ghad'r" : "tromperie" mais non "trahison de la parole donnée".

Tout au contraire, il a, dans d'autres propos, interdit le "ghad'r" ; quand, après avoir conclu l'accord de al-Hudaybiya selon lequel tout mecquois devenu musulman ne pourrait trouver refuge à Médine, Abû Bassîr, un Mecquois converti à l'islam et ayant pu s'échapper de sa ville, vint jusqu'à lui à Médine dans sa mosquée ; il le remit aux Mecquois idolâtres venus le réclamer en disant : "Dans notre religion la trahison ("al-ghad'r") n'est pas permise" (cité dans Al-Mughnî 12/632).

An-Nawawî, commentant le hadîth "La guerre est une tromperie", écrit justement qu'il ne peut en aucun cas consister à violer l'accord ('ahd) ou la promesse de vie sauve (amân) (cité dans Fat'h ul-bârî 6/191). Il ne s'agit donc en aucun cas de violer l'engagement de non-agression qu'on a pris à l'égard d'une nation, ni de trahir la parole qu'on a donnée à l'ennemi. En fait la "khud'a" consiste à induire l'ennemi en erreur. Ce qui est très différent, et relève de l'art de la gestion intelligente d'un conflit. Un bon exemple de "khud'a" est celui que Nu'aym ibn Mas'ûd employa pour provoquer la rupture entre d'une part les armées coalisés – dont les Mecquois et les Ghatafân – venues assiéger Médine et d'autre part la tribu médinoise juive Banû Qurayza ayant rompu le pacte avec les musulmans et représentant une menace, dans le même temps, de l'intérieur même de Médine. S'étant converti à l'islam à l'insu de ses anciens alliés, et étant venu trouver le Prophète et lui demander de lui permettre de faire quelque chose contre l'ennemi, le Prophète lui répondit de faire ce qu'il pouvait, en précisant justement : "La guerre est une khud'a". Nu'aym se rendit auprès des Banû Qurayza – dont il avait été l'ami –, et leur tint en substance le discours suivant : "Vous avez mal fait de rompre le pacte avec Muhammad et les siens. Car si le siège de ces derniers devait échouer, les Mecquois et les Ghatafân partiraient loin d'ici, chez eux, et vous vous retrouverez face à ceux que vous avez trahis. Alors laissez-moi vous conseiller de leur demander de laisser parmi vous certains des leurs, en garantie qu'ils ne partiront pas en vous abandonnant à votre sort". Puis il se rendit auprès des Quraysh (les Mecquois) et leur dit en substance : "Sachez que les Banû Qurayza ont regretté vous avoir écoutés et avoir rompu le pacte avec Muhammad, lui ont proposé de renouer ce pacte, et, pour se faire pardonner de leur rupture, lui ont offert de lui livrer des prisonniers parmi vous." Puis il alla chez les Ghatafân et leur dit la même chose. Quand les Banû Qurayza demandèrent de telles personnes en garantie, ceci suscita la méfiance des Mecquois et des Ghatafân, qui se dirent que Nu'aym avait dit vrai et que les Banû Qurayza allaient sans doute remettre ces personnes au Prophète. Ils envoyèrent comme réponse aux Banû Qurayza qu'il était hors de question qu'ils leur remettent qui que ce soit. Lorsque cette réponse leur parvint, les Banû Qurayza pensèrent que Nu'aym avait eu raison de les mettre en garde. S'ensuivit une cassure entre les deux parties alliées, ce qui contribua – avec d'autres difficultés climatiques surgies dans le même temps – au départ des Mecquois et des Ghatafân et à la levée du siège (voir le récit avec les termes exacts dans par exemple Ar-Rahîq ul-makhtûm, pp. 349-351).

http://www.maison-islam.com/article.php?id=493


Aussi, Facealislam cite ceci :

La « tromperie » trouve son origine dans le coran. La sourate 3:28 dit bien qu'un croyant « ne doit pas prendre pour alliés des infidèles » ...à moins que ce soit pour « se protéger d'eux ».

« Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles, sauf pour se protéger d'eux.... »

Quel sens cela a-t-il ? C'est une expression étrange, qui pourrait être ambigüe. Allons voir les commentateurs et ce que les musulmans en disent eux-mêmes. Voyons Ibn Kathir, l'un des grands commentateurs du coran. Il est du XV° siècle, ses écrits sont toujours lus aujourd'hui, et publiés par des saoudiens. Et il écrit : « La tromperie est autorisée quand les musulmans sont vulnérables ou en position de faiblesse. Ils peuvent tromper les infidèles, faire semblant d'être amis avec eux ». Et il cite la tradition : « Nous leur sourions par devant, mais par derrière, nous les maudissons.. »


Facealislam joue sur l'incapacité de certains de ces lecteurs à vérifier d'eux-mêmes. Qu'en dit Ibn Kathîr ?

Ibn Kathir dit : Celui qui  les craint dans quelques pays et en certains temps, il peut les craindre ouvertement, sans se cacher, et l'intention est comme l'a rapporté al-Bukhari : « Nous sourions à des peuples, alors que nos cœurs les maudissaient ». Al-Thawri a dit : Ibn Abbas a dit : Le fait de se prémunir n'est pas par l'action, mais plutôt par la langue. Cet avis se trouve corroboré par : 16.106. Quiconque a renié Allah après avoir cru... - sauf celui qui y a été contraint alors que son coeur demeure plein de la sérénité de la foi - mais ceux qui ouvrent délibérément leur coeur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d'Allah et ils ont un châtiment terrible. Tafsir ibn Kathir sourate 3.28

 

Al-Jalalayn dit : Si vous les craignez vous pouvez les prendre pour alliés avec la langue, en dehors du cœurTafsir al-Jalalayn sourate 3.28

 

Al-Tabarî dit : Sauf si vous êtes sous leur autorité, et que vous les craignez sur vos personnes, vous les prendrez pour alliés avec vos languesTafsir al-Tabari sourate 3.28

 

Al-Qurtubi rapporte : Ibn Abbas dit : C'est le fait de parler avec la langue, alors que le cœur est rempli de foi….Il a été dit : Le croyant qui est parmi les mécréant, a la permission de parler avec sa langue s'il a peur pour sa personne, alors que son cœur est rempli de foi, et la Taqqyia n'est licite qu'avec la peur du meurtre, de se faire découper, ou d'un grand châtiment. Tafsir al-Qurtubi sourate 3.28



Ainsi, Facealislam a menti une fois encore. Il n'est nullement question de tromper les gens en quoi que ce soit. Lorsqu'il est dit que des musulmans donnaient l'impression d'être les amis des mécréants, cela était pour ce protéger d'eux. Il est donc faux de dire que l'Islam est une religion qui autorise le mensonge, et les citations suivantes en sont une preuve supplémentaire :

3-61. A ceux qui te contredisent à son propos, maintenant que tu en es bien informé, tu n'as qu'à dire : "Venez, appelons nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, nos propres personnes et les vôtres, puis proférons exécration réciproque en appelant la malédiction d'Allah sur les menteurs.

24-7. et la cinquième [attestation] est "que la malédiction d'Allah tombe sur lui s'il est du nombre des menteurs".

39-3. C'est à Allah qu'appartient la religion pure. Tandis que ceux qui prennent des protecteurs en dehors de Lui (disent) : "Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah". En vérité, Allah jugera parmi eux sur ce en quoi ils divergent. Allah ne guide pas celui qui est menteur et grand ingrat.

51-10. Maudits soient les menteurs,

6-116. Et si tu Obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront du sentier d'Allah : ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges.

5-42. Et si tu juges, alors juge entre eux en équité. Car Dieu aime ceux qui jugent équitablement.

4-69. Quiconque obéit à Allah et au Messager... ceux-là seront avec ceux qu'Allah a comblés de Ses bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux. Et quels compagnons que ceux-là !

9-119. ô vous qui croyez ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques.

33-24. afin qu'Allah récompense les véridiques pour leur sincérité, et châtie, s'Il veut, les hypocrites, ou accepte leur repentir. Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.


Sahih Muslim, Chapitre : Foi, Numéro 88.
Selon 'Abdoullâh Ibn 'Amr rapporte que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Il est quatre défauts qui lorsqu'ils en tachent quelqu'un, le rendent un parfait hypocrite. Celui qui en possède un, est atteint d'une des caractéristiques de l'hypocrisie, à moins qu'il ne s'en débarrasse, à savoir : Tenir des propos mensongers; trahir ses serments; manquer à ses promesses et être de mauvaise foi au cours des disputes".


Sahih Muslim, Chapitre : Foi, Numéro 126.
D'après Abou Bakra (que Dieu l'agrée), Nous étions réunis chez l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), quand il nous a dits : "Eh bien! Voulez-vous que je vous informe sur les plus graves des péchés capitaux?... Ils sont au nombre de trois : le polythéisme, l'ingratitude envers ses parents et le faux témoignage -ou suivant une variante : les paroles mensongères-". Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), qui était accoudé, se mit sur son séant et ne cessa de répéter ces derniers mots au point que nous nous dîmes : Ah! S'il avait cessé". (Cette répétition a, en effet, jeté l'effroi dans les cœurs des fidèles)


Sahih Muslim, Chapitre : Vente, Numéro 2825.
D'après Hakîm Ibn Hizâm (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Les deux contractants d'une vente ont le droit d'option jusqu'à ce qu'ils soient séparés. S'ils sont tous deux loyaux et francs, leur contrat sera béni; et s'ils dissimulent et mentent, la bénédiction sera ôtée de leur contrat".


Sahih Muslim, Chapitre : Foi, Numéro 157.
D'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée) l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Il est trois personnes à qui Dieu n'adressera pas la parole au Jour de la Résurrection, ni les regardera, ni les purifiera et auxquelles Il a réservé un châtiment douloureux. L'homme, se trouvant dans le désert et ayant de l'eau en surplus, la refuse à un voyageur en détresse. Un second vendant sa marchandise à un autre à qui il jure par Dieu -après l'heure du 'asr- qu'il l'avait achetée à tel ou tel prix (en vue d'un surcroît de profit), prenant ainsi l'acheteur pour dupe. Et un troisième qui, prêtant serment de fidélité à un souverain, ne le fait qu'en vue d'un profit temporel, et qui, reste fidèle tant qu'on le lui donne, sinon, il ne tient aucunement à ses engagements".


Sahih Muslim, Chapitre : Foi, Numéro 89.
Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a  dit : "Trois défauts caractérisent l'hypocrite : Tenir des propos mensongers; manquer à ses promesses et tromper les confiances d'autrui".


Sahih Muslim, Chapitre : Foi, Numéro 67.
D'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Que celui qui croyait en Dieu et au Jour du Jugement Dernier ne dise que du bien ou qu'il se taise. Que celui qui croyait en Dieu et au Jour du Jugement Dernier traite ses voisins avec égards. Que celui qui croyait en Dieu et au Jour du Jugement Dernier donne l'hospitalité à son hôte".


Sahih Muslim, Chapitre : Mosquées et endroits de prière, Numéro 925.
D'après 'Aïcha, la femme du Prophète (raa), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) faisait, dans sa prière, les invocations suivantes : "Seigneur, je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, je me réfugie auprès de Toi contre la tentation de l'Antéchrist. Je me réfugie auprès de Toi contre les épreuves de la vie et de la mort. Seigneur, je me réfugie auprès de Toi contre les péchés et contre les dettes". Quelqu'un lui ayant fait remarquer qu'il mettait bien de l'ardeur à chercher refuge auprès de Dieu contre les dettes, le Prophète répondit : "L'homme qui tombe sous le faix de la dette risque de mentir en parlant et de manquer à ses promesses".



Sahih Muslim, Chapitre : Bonté, la générosité, et les bonnes mœurs Piété filiale et celui qui la mérite le plus, Numéro 4718.
D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Voulez-vous que je vous dise ce qu'est ce que c'est qu'al-'ada, c'est la médisance", et que Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a également dit :"L'homme qui tient à être véridique finit par être inscrit chez Dieu parmi les véridiques. En revanche, l'homme qui ne cesse de mentir finit par être inscrit chez Dieu parmi les menteurs".


Sahih Muslim, Chapitre : Ascétisme et indigents, Numéro 5265.
D'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), Il a entendu l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dire : Il y avait parmi les israélites, trois hommes, un lépreux, un chauve et un aveugle, que Dieu trouva bon d'éprouver. Ainsi, Il leur dépêcha un Ange; celui-ci alla trouver le lépreux et lui dit : "Quelle est la chose qui te serait le plus agréable?". - "Un beau teint, une belle peau, lui répondit-il, et la guérison de cette maladie qui me rend répugnant aux yeux des gens". L'Ange ayant passé sa main sur cet homme, les taches de la lèpre disparurent et firent place à un beau teint et à une belle peau. - "Quel est le bien que tu préfères?", ajouta l'Ange - "Les chameaux, répondit-il - ou suivant une variante les vaches". ('Ishâq a douté sur ce point; toutefois, l'un des deux hommes : le lépreux et le chauve répondit "les chameaux" et l'autre "les vaches"). On lui donna une chamelle pleine de dix mois et l'Ange lui dit : "Que Dieu te la bénisse!". L'Ange alla ensuite trouver le chauve et lui demanda : "Quelle chose te sera le plus agréable?". - "Une belle chevelure, répondit-il, car les gens me trouvent ainsi répugnant". L'Ange passa alors sa main sur la tête du chauve, celle-ci se couvrit d'une belle chevelure. - "Et maintenant, ajouta l'Ange, quel est le bien que tu préfères le plus?". - "Les vaches", reprit-il. On lui donna une vache pleine et l'Ange lui dit : "Que Dieu te la bénisse!". Allant ensuite vers l'aveugle, l'Ange lui demanda quelle chose lui serait le plus agréable. - "Ce serait, répondit l'aveugle, que Dieu me rende la vue afin que je puisse voir les hommes". L'Ange passa alors sa main sur les yeux de l'aveugle et Dieu lui rendit alors la vue. - "Et maintenant, ajouta-il, quel est le bien que tu préfères le plus?". - "Les moutons", reprit-il. On lui donna une brebis pleine qui allait mettre bas. Les trois femelles ayant mis bas, le premier homme eut bientôt une vallée remplie de chameaux, le second une vallée remplie de bœufs et le troisième une vallée remplie de moutons. Quelque temps après cela, l'Ange, reprenant la figure d'un lépreux, vint trouver le lépreux d'autrefois et lui dit : "Je suis un homme malheureux, j'ai perdu en voyage toutes mes ressources et aujourd'hui il ne me reste que de m'adresser à Dieu et à toi. Au nom de Celui qui t'a donné un beau teint et une belle peau ainsi qu'une grande fortune, je te demande de me donner un chameau qui me permette d'achever mon voyage". - "J'ai de nombreuses charges", répondit l'homme. - "Mais, répliqua-il (l'Ange), il me semble bien te reconnaître. N'étais-tu pas un lépreux d'aspect répugnant et sans ressources, et Dieu ne t'a-t-Il pas donné (tout ce que tu as)?". - "Par contre, tout ce bien je l'ai hérité de mes ancêtres". - "Si tu mens répliqua l'Ange, puisse Dieu te faire redevenir comme tu étais!". Puis, prenant le visage d'un chauve, l'Ange alla trouver le chauve d'autrefois et lui tint les mêmes propos et obtint de lui la même réponse. - "Si tu mens, riposta l'Ange, puisse Dieu te faire redevenir comme tu étais!". Enfin l'Ange, prenant le visage d'un aveugle, se présenta à l'aveugle d'autrefois et lui dit : "Je suis un malheureux voyageur, j'ai perdu en voyage toutes mes ressources et aujourd'hui il ne me reste qu'à m'adresser à Dieu et à toi. Au nom de Celui qui t'a rendu la vue, je te demande un mouton afin que je puisse achever mon voyage". - "J'étais aveugle, répondit l'homme et Dieu m'a rendu la vue. Prends ce que tu voudras, car, par Dieu, je ne te contesterai pas quoi que ce soit que tu prendras". - "Garde ton bien, répliqua l'Ange. C'était seulement pour vous éprouver (tous les trois). Dieu est Satisfait de toi et Il maudit tes deux compagnons".



Bien, maintenant voyons ce que dit la Bible au sujet de la Taqqiya :





La Taqqiya dans la Bible :


Nous sommes étonnés de voir Facealislam et ses amis critiquer la Taqqiya, alors que celle-ci a été pleinement utilisée dans la Bible. En voici quelques exemples :

Josué 8

1 L'Eternel dit à Josué : Ne crains point, et ne t'effraie point ! Prends avec toi tous les gens de guerre, lève–toi, monte contre Aï. Vois, je livre entre tes mains le roi d'Aï et son peuple, sa ville et son pays.

2 Tu traiteras Aï et son roi comme tu as traité Jéricho et son roi ; seulement vous garderez pour vous le butin et le bétail. Place une embuscade derrière la ville.

3 Josué se leva avec tous les gens de guerre, pour monter contre Aï. Il choisit trente mille vaillants hommes, qu'il fit partir de nuit,

4 et auxquels il donna cet ordre : Ecoutez, vous vous mettrez en embuscade derrière la ville ; ne vous éloignez pas beaucoup de la ville, et soyez tous prêts.

5 Mais moi et tout le peuple qui est avec moi, nous nous approcherons de la ville. Et quand ils sortiront à notre rencontre, comme la première fois, nous prendrons la fuite devant eux.

6 Ils nous poursuivront jusqu'à ce que nous les ayons attirés loin de la ville, car ils diront : Ils fuient devant nous, comme la première fois ! Et nous fuirons devant eux.

7 Vous sortirez alors de l'embuscade, et vous vous emparerez de la ville, et l'Eternel, votre Dieu, la livrera entre vos mains.

8 Quand vous aurez pris la ville, vous y mettrez le feu, vous agirez comme l'Eternel l'a dit : c'est l'ordre que je vous donne.

 

Bible Annotée sur Josué 8.2 :

Une embuscade. Un stratagème n'est blâmable à la guerre que quand il contredit la foi jurée.

 

Bible Annotée sur Josué 8.4 :

Par derrière, c'est-à-dire du côté opposé à celui par lequel Josué devait faire un semblant d'attaque. Ce côté était celui du nord-est, (verset 11). Cette grande embuscade devait donc être postée vers le sud-ouest de la ville, au sud du chemin qui conduisait d'Aï à Béthel; l'hébreu n'a pas de terme pour désigner les directions intermédiaires entre les points cardinaux; de là l'expression: à l'occident d'Aï (verset 9).


Intéressant, Dieu ordonne à son prophète de ruser pour vaincre l'ennemi. Ceci annihile pleinement l'argumentaire de nos amis chrétiens qui citent le Hadîth du Prophète (sws) lorsqu'il dit que la guerre est tromperie.



Lisons maintenant la remarquable tromperie du prophète Ehud :

Juges 3

12 Les enfants d'Israël firent encore ce qui déplaît à l'Eternel ; et l'Eternel fortifia Eglon, roi de Moab, contre Israël, parce qu'ils avaient fait ce qui déplaît à l'Eternel.

13 Eglon réunit à lui les fils d'Ammon et les Amalécites, et il se mit en marche. Il battit Israël, et ils s'emparèrent de la ville des palmiers.

14 Et les enfants d'Israël furent asservis dix–huit ans à Eglon, roi de Moab.

15 Les enfants d'Israël crièrent à l'Eternel, et l'Eternel leur suscita un libérateur, Ehud, fils de Guéra, Benjamite, qui ne se servait pas de la main droite. Les enfants d'Israël envoyèrent par lui un présent à Eglon, roi de Moab.

16 Ehud se fit une épée à deux tranchants, longue d'une coudée, et il la ceignit sous ses vêtements, au côté droit.

17 Il offrit le présent à Eglon, roi de Moab : or Eglon était un homme très gras.

18 Lorsqu'il eut achevé d'offrir le présent, il renvoya les gens qui l'avaient apporté.

19 Il revint lui–même depuis les carrières près de Guilgal, et il dit : O roi ! j'ai quelque chose de secret à te dire. Le roi dit: Silence ! Et tous ceux qui étaient auprès de lui sortirent.

20 Ehud l'aborda comme il était assis seul dans sa chambre d'été, et il dit : J'ai une parole de Dieu pour toi. Eglon se leva de son siège.

21 Alors Ehud avança la main gauche, tira l'épée de son côté droit, et la lui enfonça dans le ventre.

22 La poignée même entra après la lame, et la graisse se referma autour de la lame ; car il ne retira pas du ventre l'épée, qui sortit par derrière.

 

Bible Annotée sur Juges 3.19 :

Personne ne soupçonnait cet homme, qui venait de payer le tribut, et qui paraissait désarmé.

 

Bible Annotée sur Juges 3.20 :

S'approcha: comme pour lui parler tout bas.

Chambre haute: construite sur le toit plat de la maison.

Une parole de Dieu. Il y a de l'ironie dans ce terme.

Se leva: sans doute en signe de respect pour un message divin; Ehud lui a annoncé une communication de Dieu (Elohim). Ce mot désigne la divinité en général, et non pas le Dieu national des Hébreux (Jéhova). Comparez #No 23:18, où Balaam invite Balak à se lever, pour recevoir l'oracle qui lui est destiné.

 

Barnes sur Juges 3.20 :

 
Probablement, le premier message de Ehud dans Juges 3 :19 avait été délivré aux gardes, et par leur biais parvint (fut porté) au Roi. Dés lors, Ehud est admis en la présence du Roi, dans sa chambre d'été. J'ai un message de la part de Dieu à ton intention - Ehud pensa accomplir la volonté divine, et donc ses paroles étaient véridiques dans un certain sens. Mais c'était aussi un stratagème pour faire en sorte que le Roi se lève de façon à ce que le coup d'épée soit efficace. (le Roi se leva immédiatement, fidèle au respect oriental  à l'égard du message divin, ou par peur, comparez avec Jos_9 :24)



Très intéressant, Ehud, le prophète de Dieu, a menti à son adversaire pour le tuer. Ceci une réfutation excellente à tout ceux qui critiquent la permission de mentir donné par le Prophète (sws) pour le meurtre de Ka'b Ibn Al-Ashraf.


Nous n'avons pas encore tout vu, intéressons nous à la ruse utilisée par le prophète Jehu. Sa ruse consistait à se faire passer pour un adorateur de Baal, pour une meilleur infiltration. Bien évidement, Dieu l'en félicite. Regardons tout ceci :

2Rois 10

7  Quand la lettre leur fut parvenue, ils prirent les fils du roi, et ils égorgèrent ces soixante–dix hommes ; puis ils mirent leurs têtes dans des corbeilles, et les envoyèrent à Jéhu, à Jizreel.

8  Le messager vint l'en informer, en disant : Ils ont apporté les têtes des fils du roi. Et il dit : Mettez–les en deux tas à l'entrée de la porte, jusqu'au matin.

9  Le matin, il sortit ; et se présentant à tout le peuple, il dit : Vous êtes justes ! voici, moi, j'ai conspiré contre mon maître et je l'ai tué ; mais qui a frappé tous ceux–ci ?

10 Sachez donc qu'il ne tombera rien à terre de la parole de l'Eternel, de la parole que l'Eternel a prononcée contre la maison d'Achab ; l'Eternel accomplit ce qu'il a déclaré par son serviteur Elie.

11 Et Jéhu frappa tous ceux qui restaient de la maison d'Achab à Jizreel, tous ses grands, ses familiers et ses ministres, sans en laisser échapper un seul.

12 Puis il se leva, et partit pour aller à Samarie. Arrivé à une maison de réunion des bergers, sur le chemin,

13 Jéhu trouva les frères d'Achazia, roi de Juda, et il dit : Qui êtes–vous ? Ils répondirent : Nous sommes les frères d'Achazia, et nous descendons pour saluer les fils du roi et les fils de la reine.

14 Jéhu dit : Saisissez–les vivants. Et ils les saisirent vivants, et les égorgèrent au nombre de quarante–deux, à la citerne de la maison de réunion ; Jéhu n'en laissa échapper aucun.

15 Etant parti de là, il rencontra Jonadab, fils de Récab, qui venait au–devant de lui. Il le salua, et lui dit: Ton cœur est–il sincère, comme mon cœur l'est envers le tien ? Et Jonadab répondit: Il l'est. S'il l'est, répliqua Jéhu, donne–moi ta main. Jonadab lui donna la main. Et Jéhu le fit monter auprès de lui dans son char,

16 et dit : Viens avec moi, et tu verras mon zèle pour l'Eternel. Il l'emmena ainsi dans son char.

17 Lorsque Jéhu fut arrivé à Samarie, il frappa tous ceux qui restaient d'Achab à Samarie, et il les détruisit entièrement, selon la parole que l'Eternel avait dite à Elie.

18 Puis il assembla tout le peuple, et leur dit : Achab a peu servi Baal, Jéhu le servira beaucoup.

19 Maintenant convoquez auprès de moi tous les prophètes de Baal, tous ses serviteurs et tous ses prêtres, sans qu'il en manque un seul, car je veux offrir un grand sacrifice à Baal: quiconque manquera ne vivra pas. Jéhu agissait avec ruse, pour faire périr les serviteurs de Baal.

20 Il dit : Publiez une fête en l'honneur de Baal. Et ils la publièrent.

21 Il envoya des messagers dans tout Israël ; et tous les serviteurs de Baal arrivèrent, il n'y en eut pas un qui ne vînt ; ils entrèrent dans la maison de Baal, et la maison de Baal fut remplie d'un bout à l'autre.

22 Jéhu dit à celui qui avait la garde du vestiaire: Sors des vêtements pour tous les serviteurs de Baal. Et cet homme sortit des vêtements pour eux.

23 Alors Jéhu vint à la maison de Baal avec Jonadab, fils de Récab, et il dit aux serviteurs de Baal : Cherchez et regardez, afin qu'il n'y ait pas ici des serviteurs de l'Eternel, mais qu'il y ait seulement des serviteurs de Baal.

24 Et ils entrèrent pour offrir des sacrifices et des holocaustes. Jéhu avait placé dehors quatre–vingts hommes, en leur disant : Celui qui laissera échapper quelqu'un des hommes que je remets entre vos mains, sa vie répondra de la sienne.

25 Lorsqu'on eut achevé d'offrir les holocaustes, Jéhu dit aux coureurs et aux officiers : Entrez, frappez–les, que pas un ne sorte. Et ils les frappèrent du tranchant de l'épée. Les coureurs et les officiers les jetèrent là, et ils allèrent jusqu'à la ville de la maison de Baal.

26 Ils tirèrent dehors les statues de la maison de Baal, et les brûlèrent.

27 Ils renversèrent la statue de Baal, ils renversèrent aussi la maison de Baal, et ils en firent un cloaque, qui a subsisté jusqu'à ce jour.

28 Jéhu extermina Baal du milieu d'Israël ;

29 mais il ne se détourna point des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël, il n'abandonna point les veaux d'or qui étaient à Béthel et à Dan.

30 L'Eternel dit à Jéhu : Parce que tu as bien exécuté ce qui était droit à mes yeux, et que tu as fait à la maison d'Achab tout ce qui était conforme à ma volonté, tes fils jusqu'à la quatrième génération seront assis sur le trône d'Israël.

31 Toutefois Jéhu ne prit point garde à marcher de tout son cœur dans la loi de l'Eternel, le Dieu d'Israël ; il ne se détourna point des péchés que Jéroboam avait fait commettre à Israël.

32 Dans ce temps–là, l'Eternel commença à entamer le territoire d'Israël ; et Hazaël les battit sur toute la frontière d'Israël.

33 Depuis le Jourdain, vers le soleil levant, il battit tout le pays de Galaad, les Gadites, les Rubénites et les Manassites, depuis Aroër sur le torrent de l'Arnon jusqu'à Galaad et à Basan.

34 Le reste des actions de Jéhu, tout ce qu'il a fait, et tous ses exploits, cela n'est–il pas écrit dans le livre des Chroniques des rois d'Israël ?

35 Jéhu se coucha avec ses pères, et on l'enterra à Samarie. Et Joachaz, son fils, régna à sa place.

36 Jéhu avait régné vingt–huit ans sur Israël à Samarie.

 

 

Remarque : La Bible Annotée n'est pas d'accord avec le fait que Jehu puisse donner des sacrifices à Baal, et traduit le verset différemment :

 

Bible Annotée sur 2Rois 10.25 :

Quand on eut achevé... On entend ordinairement: de présenter l'holocauste. Cependant il vaut mieux entendre ce mot de la préparation de l'holocauste; car il est peu probable que Jéhu et Jonadab eussent poussé l'hypocrisie jusqu'à offrir réellement l'holocauste à Baal. Ce fut au moment où allait être offert le sacrifice qu'eut lieu l'immolation des adorateurs de Baal.

 

 

Cependant, la traduction de la Bible Annotée est arbitraire, en voici d'autres : 

 

Louis Segond : Lorsqu'on eut achevé d'offrir les holocaustes, Jéhu dit aux coureurs et aux officiers : Entrez, frappez-les, que pas un ne sorte. Et ils les frappèrent du tranchant de l'épée. Les coureurs et les officiers les jetèrent là, et ils allèrent jusqu'à la ville de la maison de Baal.

 

Darby : Et il arriva que, quand on eut achevé d'offrir l'holocauste, Jéhu dit aux coureurs et aux capitaines: Entrez, frappez-les; que pas un ne sorte. Et ils les frappèrent par le tranchant de l'épée. et les coureurs et les capitaines les jetèrent là; et ils s'en allèrent jusqu'à la ville de la maison de Baal,

 

David Martin : Et il arriva que dès qu'on eut achevé de faire l'holocauste, Jéhu dit aux archers et aux capitaines: Entrez, tuez-les, et que nul n'échappe. Les archers donc et les capitaines les passèrent au fil de l'épée, et les jetèrent là, puis ils s'en allèrent jusqu'à la ville de la maison de Bahal.

 

Abbé Crampon : Aussitôt qu'il eut achevé d'offrir l'holocauste, Jéhu dit aux coureurs et aux officiers : « Entrez, frappez-les, que pas un ne sorte! » Et ils les frappèrent du tranchant de l'épée. Les coureurs et les officiers les jetèrent là, et, pénétrant dans le sanctuaire de la maison de Baal,

 

Bible de Jérusalem : Lorsque Jéhu eut achevé d'offrir l'holocauste, il ordonna aux gardes et aux écuyers: Entrez, frappez-les! Que pas un ne sorte! Les gardes et les écuyers entrèrent, les passèrent au fil de l'épée et arrivèrent jusqu'au sanctuaire du temple de Baal.

 

TOB : Dès qu'il eut achevé d'offrir l'holocauste, Jéhu dit aux coureurs et aux écuyers: "Entrez, frappez–les et que pas un ne s'échappe!" Ils les frappèrent du tranchant de l'épée. Après les avoir jetés hors de la ville, les coureurs et les écuyers revinrent dans la ville où se trouvait la maison du Baal;

 

Ostervald : Et dès qu'il eut achevé de présenter l'holocauste, Jéhu dit aux coureurs et aux capitaines: Entrez, frappez-les; que personne ne sorte! Ils les passèrent donc au fil de l'épée et les jetèrent là. Puis ils s'en allèrent jusqu'à la ville de la maison de Baal.

 

Jean Calvin : Et dès qu'il eut achevé de présenter l'holocauste, Jéhu dit aux coureurs et aux capitaines: Entrez, frappez-les; que personne ne sorte! Ils les passèrent donc au fil de l'épée et les jetèrent là. Puis ils s'en allèrent jusqu'à la ville de la maison de Baal.

 

 

Ajoutons à cela ces deux commentaires :

 

Barnes sur 2rois 10.25 :

As soon as he had made an end of offering - The actual sacrificers were no doubt the priests of Baal; but Jehu is considered to have made the offering, since he furnished the victims. Compare 1Ki_8:62-63.

 

Clarke sur 10.25 :

As soon as he had made an end of offering - Had Jehu been a man of any conscientious principle in religion, he would have finished the tragedy before he offered the burnt-offering; but to a man of no religion, the worship of Jehovah and of Baal are alike. If he prefers either, it is merely as a statesman, for political purposes.

 

 

Ainsi, Jehu a bien poussé rusé jusqu'à adorer Baal. Mais quand bien même la Bible Annotée aurait raison, il n'en demeure pas moins que Jehu a quand même utilisé la ruse, et cela a été parfaitement bien apprécié par Dieu.



Un autre exemple de Talqqya nous est donné dans le livre de la Genèse : Une des filles de Jacob se fait violé par Sichem, fils de Hamor :

 

Genèse 34

1  Dina, la fille que Léa avait enfantée à Jacob, sortit pour voir les filles du pays.

2  Elle fut aperçue de Sichem, fils de Hamor, prince du pays. Il l'enleva, coucha avec elle, et la déshonora.

 

 

Jacob et ses fils, pour ce venger, utilisent la ruse :

 

Genèse 34

3  Son cœur s'attacha à Dina, fille de Jacob ; il aima la jeune fille, et sut parler à son cœur.

4  Et Sichem dit à Hamor, son père : Donne–moi cette jeune fille pour femme.

5  Jacob apprit qu'il avait déshonoré Dina, sa fille ; et, comme ses fils étaient aux champs avec son troupeau, Jacob garda le silence jusqu'à leur retour.

6  Hamor, père de Sichem, se rendit auprès de Jacob pour lui parler.

7  Et les fils de Jacob revenaient des champs, lorsqu'ils apprirent la chose ; ces hommes furent irrités et se mirent dans une grande colère, parce que Sichem avait commis une infamie en Israël, en couchant avec la fille de Jacob, ce qui n'aurait pas dû se faire.

8  Hamor leur adressa ainsi la parole: Le cœur de Sichem, mon fils, s'est attaché à votre fille ; donnez–la–lui pour femme, je vous prie.

9  Alliez–vous avec nous ; vous nous donnerez vos filles, et vous prendrez pour vous les nôtres.

10 Vous habiterez avec nous, et le pays sera à votre disposition ; restez, pour y trafiquer et y acquérir des propriétés.

11 Sichem dit au père et aux frères de Dina : Que je trouve grâce à vos yeux, et je donnerai ce que vous me direz.

12 Exigez de moi une forte dot et beaucoup de présents, et je donnerai ce que vous me direz ; mais accordez–moi pour femme la jeune fille.

13 Les fils de Jacob répondirent et parlèrent avec ruse à Sichem et à Hamor, son père, parce que Sichem avait déshonoré Dina, leur sœur.

 

 

Cette ruse consiste à établir un faux pacte par les fils de Jacob promettant au peuple d'Hamor que s'ils se circoncisent tous, Sichem pourra épouser la femme qu'il a violé, et le peuple d'Hamor pourra prendre pour épouses les filles de Jacob :

 

Genèse 34

14 Ils leur dirent : C'est une chose que nous ne pouvons pas faire, que de donner notre sœur à un homme incirconcis ; car ce serait un opprobre pour nous.

15 Nous ne consentirons à votre désir qu'à la condition que vous deveniez comme nous, et que tout mâle parmi vous soit circoncis.

16 Nous vous donnerons alors nos filles, et nous prendrons pour nous les vôtres ; nous habiterons avec vous, et nous formerons un seul peuple.

17 Mais si vous ne voulez pas nous écouter et vous faire circoncire, nous prendrons notre fille, et nous nous en irons.

18 Leurs paroles eurent l'assentiment de Hamor et de Sichem, fils de Hamor.

19 Le jeune homme ne tarda pas à faire la chose, car il aimait la fille de Jacob. Il était considéré de tous dans la maison de son père.

20 Hamor et Sichem, son fils, se rendirent à la porte de leur ville, et ils parlèrent ainsi aux gens de leur ville:

21Ces hommes sont paisibles à notre égard ; qu'ils restent dans le pays, et qu'ils y trafiquent ; le pays est assez vaste pour eux. Nous prendrons pour femmes leurs filles, et nous leur donnerons nos filles.

22 Mais ces hommes ne consentiront à habiter avec nous, pour former un seul peuple, qu'à la condition que tout mâle parmi nous soit circoncis, comme ils sont eux–mêmes circoncis.

23 Leurs troupeaux, leurs biens et tout leur bétail, ne seront–ils pas à nous ? Acceptons seulement leur condition, pour qu'ils restent avec nous.

 

 

Mais la l'honnêteté et la sincérité des fils de Jacob ne les empêchent pas d'en profiter du fait que le peuple d'Hamor soit faible à cause de leurs circoncisions pour tous les achever, prendre le butin, et réduire leurs femmes et leurs enfants à l'esclavage :

 

Genèse 34

24 Tous ceux qui étaient venus à la porte de la ville écoutèrent Hamor et Sichem, son fils ; et tous les mâles se firent circoncire, tous ceux qui étaient venus à la porte de la ville.

25 Le troisième jour, pendant qu'ils étaient souffrants, les deux fils de Jacob, Siméon et Lévi, frères de Dina, prirent chacun leur épée, tombèrent sur la ville qui se croyait en sécurité, et tuèrent tous les mâles.

26 Ils passèrent aussi au fil de l'épée Hamor et Sichem, son fils ; ils enlevèrent Dina de la maison de Sichem, et sortirent.

27 Les fils de Jacob se jetèrent sur les morts, et pillèrent la ville, parce qu'on avait déshonoré leur sœur.

28 Ils prirent leurs troupeaux, leurs bœufs et leurs ânes, ce qui était dans la ville et ce qui était dans les champs ;

29 ils emmenèrent comme butin toutes leurs richesses, leurs enfants et leurs femmes, et tout ce qui se trouvait dans les maisons.

30 Alors Jacob dit à Siméon et à Lévi: Vous me troublez, en me rendant odieux aux habitants du pays, aux Cananéens et aux Phérésiens. Je n'ai qu'un petit nombre d'hommes ; et ils se rassembleront contre moi, ils me frapperont, et je serai détruit, moi et ma maison.

31 Ils répondirent : Traitera–t–on notre sœur comme une prostituée ?

 

 

Notez que Dieu n'a pas blâmé ce fait, et qu'il ne s'agit pas que des fils de Jacob qui sont impliqué dans cette fraude, puisque Jacob avouera plus tard qu'il était parmi les pillards et donc du complot :

 

Genèse 48:22 

Je te donne, de plus qu'à tes frères, une part que j'ai prise de la main des Amoréens avec mon épée et avec mon arc.

 

 

Toujours avec les fils de Jacob, mais cette fois-ci c'est Joseph qui jure par Pharaon pour ne pas que ses frère le reconnaisse :


 

Genèse 42

15 Voici comment vous serez éprouvés. Par la vie de Pharaon ! vous ne sortirez point d'ici que votre jeune frère ne soit venu.

16 Envoyez l'un de vous pour chercher votre frère ; et vous, restez prisonniers. Vos paroles seront éprouvées, et je saurai si la vérité est chez vous ; sinon, Par la vie de Pharaon ! vous êtes des espions.

 

Bible Annotée sur Genèse 42.15 :
Par la vie de Pharaon! Joseph se sert de la formule égyptienne de serment et évite tout ce qui pourrait le trahir.




Regardons maintenant comment David a rusé en se faisant passer pour un fou pour échapper aux mains d'Akish :

1Samuel 21

10 David se leva et s'enfuit le même jour loin de Saül. Il arriva chez Akisch, roi de Gath.

11 Les serviteurs d'Akisch lui dirent : N'est–ce pas là David, roi du pays ? n'est–ce pas celui pour qui l'on chantait en dansant : Saül a frappé ses mille, –Et David ses dix mille ?

12 David prit à cœur ces paroles, et il eut une grande crainte d'Akisch, roi de Gath.

13 Il se montra comme fou à leurs yeux, et fit devant eux des extravagances ; il faisait des marques sur les battants des portes, et il laissait couler sa salive sur sa barbe.

14 Akisch dit à ses serviteurs : Vous voyez bien que cet homme a perdu la raison ; pourquoi me l'amenez–vous ?

15 Est–ce que je manque de fous, pour que vous m'ameniez celui–ci et me rendiez témoin de ses extravagances ? Faut–il qu'il entre dans ma maison ?

 

Bible Annotée sur 1Samuel 21.13 :
On a voulu identifier cette retraite de David avec celle qui est mentionnée au chapitre 27. Mais là David est accompagné de sa famille et de six cents hommes avec leurs familles, tandis qu'ici il arrive seul. Il avait naturellement laissé en route ses compagnons et l'épée de Goliath avec laquelle il n'aurait osé se montrer à Gath. Puis au chapitre 27 il n'est nullement question de la ruse qu'il emploie ici pour faire prévaloir chez les Philistins la pitié sur la crainte.



Ceci termine nos citations de la Taqqiya dans la Bible. Ainsi, Facealislam et ses amis auraient mieux fait de réfléchir à quatre fois avant de copier tout et n'importe quoi sur le net. Nous dirons aussi que Facealislam a rusé par deux foi



Article ajouté le 2008-08-05 , consulté 226 fois

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